Depuis le début de l’épidémie, le 24 janvier 2020, 12 cas d’infection au coronavirus ont été détectés en France.
Au 23 février 2020 : 

  •  10 patients sont guéris ;  
  • 1 patient est toujours hospitalisé mais son état n’inspire pas d’inquiétude ;
  • 1 patient âgé de 80 ans est décédé le 14 février.


En cas de signes d’infection respiratoire  – fièvre ou sensation de fièvre, toux, difficultés respiratoires – dans les 14 jours suivant votre retour de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie, ne vous rendez pas chez votre médecin, appelez le 15 en signalant votre voyage.

Pour connaître l’ensemble des informations et recommandations concernant le nouveau coronavirus COVID-19 par téléphone appelez le 0 800 130 000 tous les jours de 09h00 à 19h00.

Le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle les recommandations suivantes pour les personnes revenant de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie.

Dans les 14 jours suivant le retour  :

  • Surveillez votre température 2 fois par jour ;
  • Surveillez l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) ;
  • Portez un masque chirurgical lorsque vous êtes en face d’une autre personne et lorsque vous devez sortir ;
  • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez une solution hydro-alcoolique ;
  • Evitez tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…) ;
  • Evitez de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) ;
  • Evitez toute sortie non indispensable (grands rassemblements, restaurants, cinéma…).
 
  • Travailleurs/étudiants : dans la mesure du possible, privilégiez le télétravail et évitez les contacts proches (réunions, ascenseurs, cantine…) ;
  • Les enfants, collégiens, lycéens ne doivent pas être envoyés à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée, compte tenu de la difficulté à porter un masque toute la journée.

En cas de signes d’infection respiratoire dans les 14 jours suivant le retour :

  • Contacter le Samu Centre 15 en faisant état des symptômes et du séjour récent en Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie.
  • Evitez tout contact avec votre entourage et conservez votre masque.
  • Ne pas se rendre chez son médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination.

Dans un contexte évolutif et à titre de précaution, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères recommande aux Français – en particulier aux familles – qui vivent en Chine et n’ont pas de raisons essentielles d’y rentrer, de se tenir éloignés momentanément du pays et de différer leur retour.

Les voyages vers la Chine sont déconseillés, en cas de départ impératif il est recommandé : 

  • d’éviter tout contact avec des animaux, vivants ou morts ;
  • d’éviter de se rendre sur les marchés où sont vendus des animaux vivants ou morts ;
  • d’éviter tout contact rapproché avec des personnes souffrant d’infection respiratoire aiguë ;
  • de ne pas manger de viande non ou peu cuite ;
  • de se laver régulièrement les mains avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions hydro-alcooliques ;
  • de consulter le site de conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

En cas de symptômes d’infection respiratoire (fièvre et toux/difficultés respiratoires) il est recommandé :

  • de porter un masque chirurgical si l’on est en contact avec d’autres personnes ;
  • d’utiliser des mouchoirs jetables et de bien se laver les mains régulièrement ;
  • lors de son voyage en Chine : de consulter rapidement un médecin localement.

FAQ

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

Les coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS ou le SRAS. Le virus identifié en Chine est un nouveau coronavirus. La maladie causée par ce coronavirus a été dénommée COVID-19.

Quels sont les symptômes de l’infection respiratoire provoquée par le coronavirus COVID-19 ?

En l’état actuel des connaissances, les symptômes principaux sont la fièvre et des signes respiratoires de type toux ou essoufflement.

Y a-t-il des personnes à risque pouvant développer une forme grave de la maladie ?

Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes présentant des pathologies chroniques sous-jacentes (détresse respiratoire, personnes fragiles, âgées…) présentent un risque plus élevé.

Quel est le mode de transmission ?

Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues directement sur le marché de Wuhan (fermé depuis le 1er janvier) : l’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux) est donc privilégiée. La transmission interhumaine est aujourd’hui avérée.

Quelle est le délai d’incubation de la maladie ?

Selon l’état des connaissances scientifiques actuelles, le délai d’incubation du virus est de 14 jours maximum.

Qu’est-ce qu’une USPPI ?

Le Comité d’urgence convoqué par le Directeur général de l’OMS a estimé le 30 janvier que l’épidémie de nouveau coronavirus COVID-19 constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). La déclaration d’une USPPI est une mesure de reconnaissance des risques nationaux et régionaux éventuels et de la nécessité d’intensifier et de coordonner l’action pour les gérer.

Pour la France cela signifie :

  • Mettre en alerte le système de santé (Agences régionales de santé, agences nationales de sécurité sanitaire, SAMU, établissements de soins, professionnels de santé) et diffuser rapidement toutes les informations nécessaires pour garantir une prise en charge optimale des malades.
  • Renforcer l’information et la sensibilisation de la population pour s’assurer de son engagement et de sa pleine participation à la stratégie de riposte.
  • Renforcer le dépistage sur le territoire national pour garantir qu’aucun contact n’est oublié et améliorer la qualité du dépistage moyennant une amélioration du partage des informations avec les équipes de surveillance.
  • Renforcer la surveillance en vue de réduire le délai entre la détection et la prise en charge des malades et leur isolement.
  • Mettre en place des autorisations exceptionnelles pour les médicaments et les vaccins qui n’auraient pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM).
  • Mettre en œuvre rapidement les stratégies vaccinales susceptibles de faire reculer la propagation de cette maladie telles que les recommande le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) de l’OMS sur la vaccination.
  • Continuer à collaborer et à améliorer la coordination avec les Nations Unies et les partenaires, créer un environnement propice pour les opérations de santé publique, pour accélérer les efforts de lutte contre la maladie.

Y a-t-il des restrictions de voyage ?

Actuellement, l’OMS, dans le cadre du règlement sanitaire international (RSI), ne recommande aucune restriction de voyage ou de commerce.

Toutefois, dans un contexte évolutif et à titre de précaution, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères déconseille les voyages vers la Chine sauf raison impérative et recommande aux Français – en particulier aux familles – qui vivent en Chine et qui n’ont pas de raisons essentielles d’y rentrer, de se tenir éloignés momentanément du pays et de différer leur retour.

Dans un contexte évolutif et à titre de précaution, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères recommande aux Français – en particulier aux familles – qui vivent en Chine et n’ont pas de raisons essentielles d’y rentrer, de se tenir éloignés momentanément du pays et de différer leur retour.

Quelles sont les mesures décrites dans le règlement sanitaire international et qui pourraient être prises si la situation s’aggravait ?

Les mesures temporaires que l’OMS est susceptible de prendre sont listées dans les articles 15 à 18 du Règlement sanitaire international (2005).

Quand l’OMS parle de source animale, cela pourrait-il inclure en théorie de la viande ou du poisson cuits et tous types d’animaux ?

Quand la viande est cuite, les virus sont détruits. La consommation de produits animaux peu ou pas cuits, incluant le lait et la viande, présente un risque important d’infection par une grande variété d’organismes susceptibles de causer des maladies chez l’Homme.

Les produits animaux préparés de manière appropriée, en les cuisant ou les pasteurisant, peuvent être consommés mais doivent aussi être conservés avec soin, pour éviter une contamination croisée avec de la nourriture non cuite.

Quelle est la définition de cas ?

La définition des cas est disponible sur le site de Santé publique France. Elle est actualisée en fonction de la disponibilité de nouvelles données sur les caractéristiques du nouveau virus.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic est suspecté devant des signes d’infection respiratoire aiguë basse, quelle que soit sa gravité, avec une fièvre ou une sensation de fièvre,  chez une personne revenant de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie, dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes, conformément à la définition de cas.

Quels sont les traitements disponibles ?

A ce jour, aucun traitement spécifique n’a été identifié pour ce nouveau coronavirus. Plusieurs traitements, actuellement utilisés dans d’autres pathologies virales, sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

Peut-on attraper la maladie par l’eau ?

A ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau. Cette maladie est à transmission respiratoire et probablement de l’animal à l’homme, mais la source n’est pas encore identifiée.

A partir de quelle distance une personne peut-elle contaminer les autres ?

La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc que les contacts étroits avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection.

Est-il possible de  mettre à disposition de  la population des masques adaptés  pour se protéger efficacement d’éventuelles contaminations (Transports en  commun, environnement de travail et autres) ?

Le port du masque chirurgical est recommandé pour les personnes qui ont séjourné en Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie, pendant les 14 jours suivant leur retour et pour les malades symptomatiques pour éviter de diffuser la maladie par voie aérienne. Le port de ce type de masque par la population non malade et n’ayant pas voyagé afin d’éviter d’attraper le coronavirus COVID-19 n’est pas recommandé et son efficacité n’est pas démontrée. Comme pour l’épisode de grippe saisonnière, les “mesures barrières” (tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, porter un masque, se laver régulièrement les mains) sont efficaces. La France dispose de stocks importants de masques chirurgicaux.

Par ailleurs, des masques FFP2 sont à la disposition de tous les professionnels de santé. Il s’agit d’équipements de protection individuelle destinés aux soignants en contact étroit avec un malade confirmé.
 

Quelle est la gravité de la maladie ?

Parmi les cas rapportés à date, plusieurs patients ont développé une forme sévère de la maladie, dont certains sont décédés.

L’information disponible suggère que le virus peut causer des symptômes similaires à ceux d’une grippe modérée, mais aussi des symptômes plus sévères. La maladie peut également progresser dans le temps chez un patient. Les patients avec des maladies chroniques préexistantes telles que l’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies hépatiques, maladies respiratoires semblent plus susceptibles de développer des formes sévères, de même que les personnes âgées. L’analyse des informations disponibles sur les cas actuels et les nouveaux cas permettra d’accroître les connaissances sur la maladie.

Peut-on prédire l’évolution de l’épidémie ?

Des travaux de modélisation sont en cours. Les autorités sanitaires suivent attentivement l’évolution de la situation dans le monde.

Le virus peut-il se transmettre par les fluides sexuels ?

Il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission par les fluides sexuels à ce stade.

Est-ce que le coronavirus COVID-19 survit dans le milieu extérieur ? Y’a-t-il un risque avec les objets importés de Chine ?

Au vu des données disponibles sur la survie des coronavirus dans le milieu extérieur (quelques heures sur des surfaces inertes sèches) et compte tenu des temps et conditions de transport avec la Chine, le risque d’être infecté par le nouveau coronavirus en touchant un objet importé de Chine est considéré comme extrêmement faible.
Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces.

Peut-on recevoir sans risque des colis provenant de Chine ?

Concernant les colis provenant de Chine potentiellement touchés par des sécrétions respiratoires, ils sont livrés par bateau, le délai est donc trop long pour la survie du virus, ou par avion où les conditions de transport en soute (air sec) n’est pas favorable à la survie du virus.

Y a-t-il des mesures particulières pour les médicaments produits en Chine ?

Il n’y pas de restriction particulière concernant l’utilisation des médicaments provenant de la Chine.

Comment s’organise la recherche autour du virus en France ?

Le 10 février 2020, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont annoncé que l’Etat allait allouer 2.5 millions d’euros supplémentaires pour accompagner la montée en puissance de l’effort de recherche sur le Coronavirus COVID-19. Le consortium Reacting, coordonné par l’INSERM et placé sous l’égide d’Aviesan, l’alliance de recherche en sciences du vivant et santé, a été mobilisé pour assurer le partage d’informations scientifiques et coordonner l’effort de recherche français.

Y a-t-il un risque de pénurie de médicaments ? 

A ce stade, aucun problème d’accès aux médicaments n’a été signalé en relation avec l’épidémie de Coronavirus en France ni en Europe. Néanmoins, l’industrie pharmaceutique mondiale est très dépendante des activités de production en Chine. Si l’épidémie devait se poursuivre pendant une longue période, des impacts sur la disponibilité de certains médicaments ne seraient pas à exclure. Le ministère des Solidarités et de la Santé suit de près l’évolution de cette situation.

Source : Gouvernement.fr