Les années 2020 seront-elles aussi folles que les années 1920 ?
En économie, depuis la fin de la guerre et jusqu’à la crise de 1929, c’est la croissance économique qui prévaut en France.
En politique, SFIO et SFIC, les ancêtres du PS et du PCF, se séparent à l’occasion du congrès de Tours. Le Cartel des gauches de 1924 cède la place à l’Union Nationale de Raymond Poincaré en 1926.En Europe déjà surgissent les premiers fascistes avec la prise de pouvoir de Mussolini en 1922.
En 2020, en France et en Europe les choses ont bien évoluées en un siècle.
Économiquement, la croissance est atone. Les avancées sociales de la seconde moitié du 20ème siècle sont remises en cause. Les inégalités n’ont cesser de se creuser entre le travail et le capital qui récupère chaque année une part croissante du PIB. La démographie devient préoccupante tandis qu’une idéologie libérale au service du capital infiltrant la politique par un lobbyisme aussi discret qu’efficace a pris le pouvoir.

La mondialisation propage les virus par les airs et toute forme d’idéologies dans les réseaux sociaux.
En politique, déjà reviennent en Europe et ailleurs les tenants du repli sur soi et/ou du nationalisme belliqueux qui ont jeté le siècle précédent dans la guerre : Italie, Hongrie, Brésil, Etats-Unis, Turquie, Grande-Bretagne, …

Der Schoß ist fruchtbar noch, aus dem das kroch  écrit Brecht en 1941 : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde. »
“Moi ou le chaos”, c’est la stratégie politique du moment voulant faire place nette de tout autre choix entre d’un coté un parti libéral, de l’autre l’extrême droite.
Comme l’a rappelé récemment Jacques ATTALI dans le quotidien Les Echos, rien n’est moins sûr que dans un tel scénario le résultat de 2022 reproduise celui de 2017 et à l’instar d’autres démocraties qui ont fait le choix des extrêmes. Le risque d’un(e) président(e) RN (ex-FN) est réel en France.

Alors, l’avenir est-il si sombre ?
Non, car c’est nous qui avons les cartes en main pour décider de notre destin.
Nous pouvons choisir de construire – notre propre destinée individuelle et collective -pour ne pas subir – le choix des autres.
L’écologie et le souci de notre écosystème se diffusent de plus en plus.
La forte circulation de l’information nous permet de prendre connaissance des risques à court, moyen et long terme.
C’est la vocation de ce site et du Forum d’y contribuer.